
Une jolie plume pour des scènes allant creshendo - Je dois dire que j ai bien aimé ces nouvelles ! C est une amie (un peu plus qu une amie) qui m a prêté ce recueil. Et elle a raison, sans être uen femme, j ai pu deviner un peu les sensations, les émotions, les fantasmes. Cela est à rapprocher du chapitre Lilas dans le roman Bruissements d ailes. Ces 2 livres constituent une bone lecture de vacances , au soleil, ou sous les couettes !Merci Dédelle.
rougissez chairs, chaudes et nues, les mains grattent le papier - Aussitôt entrevue la passion des chairs, tel rituel orgasmique fulgurant, je cherche le Dionysos , ce dieu grec des arts lyriques, de l ivresse et de la passion. Euripide dans ses Bacchantes dit : Ce fils rugissant et grondant que Zeus eut d une mortelle, la princesse thébaine Sémélé, fait partager à ses fidèles son goût pour les lacérations de chairs vives . Ce rituel procure une telle ivresse aux fidèles du Dieu qu ils entrent dans une sorte de délire hallucinatoire Plus encore : Dionysos Omestès, le mangeur de viande crue pouvait être affamé de chair humaine et entraîner ses adeptes à se livrer à l allélophagie.Si l expression « je te mange tout cru », passe inaperçue dans le texte de Rey, j entrevois ces fidèles serviteurs adorer leur Dieu, ici en l occurrence, le Sexe dans toute ses dimensions, pardon, sous toutes les coutures.Lâchez les étalons ! Les juments gourmandes hennissent, dandinent de la croupe, la nature gonflée, rougissante d attendre, fébrile, la saillie du mâle prometteur.La pornographie chuchote ses mots dits, à l oreille inquisitrice, l érotisme dévaste à petit feu les domaines de lutte partisane, de lits en couche, de chaise en tabouret inconfortable.L animalité transpire son cortège de violence et de cruauté. Mélange d amour et de vice, les invites à la fornication s ingénient de stratagèmes les plus torrides qui soient.Dépendance du corps comme addiction sournoise, point d avenir sur cette voie étroite, même si comme Kundera (la lenteur), un personnage peut y voir un trou du cul vaste et accueillant.La petite chatte ronronnante se métamorphose en chienne dévoreuse de cadavres mous, aussi tendre qu une pelle mécanique est sensible face à un bloc granit inébranlable.Quels qu en soient les laborieux usinages putatifs, ici la science du con s attache à la performance dominatrice , toutes perversions confondues.(Réf à la scène de viol page 41, dont je ne mettrais pas en ligne, la brutalité permissive).Je suis content d avoir lu ce premier livre de Françoise Rey, me permettant d analyser mes sentiments vis à vis de cette attitude débridée. Combien j aimerais rencontrer cette femme de papier l espace d une heure à peine, pour épancher la vigueur de quelques besoins naturellement spongieux. Combien je m ennuierais d elle, et elle de moi, sitôt consommé, sitôt consumé les flammes d un feu de paille devenues cendres froides s envoleraient comme poussières de rien, avilisant le néant.Si la peau nue, carapace de nos chairs vives ressemble à nos oripeaux, au delà d eux, sommeille un monde qui chavire les sens de l extase. Il n existe pas de livre, bon ou mauvais. Ici le culte du cul arbore, hampe dressée, fanal rougissant, les imbriquements sirupeux, laborieux(bertrand-môgendre)
Ne vous trompez pas de rayon... - Ce livre met clairement en évidence la relation parfois ambigüe entre érotisme et pornographie. Il ravira ceux qui se délectent de cette dernière et de sa liberté à explorer des mondes étranges (sado-maso, scatologie, exhibitionnisme pour ne citer que ceux-là). Mais si vous cherchez un livre érotique au beau sens du terme (tendresse, plaisir et folie au service de l amour), vous risquez d avoir comme moi la désagréable impression d avoir été trompé sur la marchandise et vous vous débarasserez bien vite de cette Femme de Papier (toilette)...
bon début - un début torride qui s effiloche vers une fin fade. ceci dit, l ensemble des des nouvelles est ntéressant, troublant, voire enivrant. A mettre entre toutes les mains.
Le femme de papier prend son pied - Je n ai pas l habitude lire de la littérature érotique, et il m est donc bien difficile de juger cet ouvrage par rapport à d autres.Cependant, j ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre. Tout d abord, parcequ il est magnifiquement bien écrit. L auteur a un style mordant, imagé et plein d humour, ça se lit trés facilement. Et puis, j ai beaucoup apprécié le côté crescendo des nouvelles : au début, c est presque banal, et plus on avance dans la lecture, plus on franchit des palliers qu elle ne pensait elle-même pas franchir. Il y a des scènes d anthologie, où l on ne peut s empêcher de sourire tellement la situation est cocasse (la scène avec le médecin obstétrique est fabuleuse).Mais qu en est-il de l érotisme allez-vous me dire ? Il est trés présent. De là à dire que ça en est excitant, je crois que cela dépend avant tout du lecteur. Cela ne m a pas particulièrement émoustillé, mais je ne le lisais pas pour ça (ceci explique peut-être cela). De plus, je pense que ce livre est plutôt destiné aux femmes, d une part parceque c est tout de même une femme qui raconte ses expériences et que cela doit être beaucoup plus facile de s identifier à elle quand on est du sexe féminin, et d autre part, parceque c est une sorte d exhutoire, comme si la relation qu elle entretenait avec l Homme naissait avant tout d une lutte avec elle-même.Une chose m a chiffoné : la conclusion de l ouvrage, qui insinue qu il ne faut pas mélanger sexualité débridée et amour, comme si l amour était une contrainte sexuelle avant d être un aphrodisiaque.Ouvrage trés intéressant, bien écrit, aux nouvelles bien proportionnées (si je peux me permettre) : je recommande.